La réforme de la facturation électronique à venir soulève de nombreuses interrogations… et avec elle, beaucoup d’idées reçues. Entre croyances, confusion technique et fausses bonnes pratiques, il est parfois difficile d’y voir clair.
Dans cet article, nous passons en revue les 11 idées reçues les plus répandues pour vous aider à mieux comprendre vos obligations et préparer sereinement votre mise en conformité.
Idée reçue n°1 : “Une facture PDF envoyée par mail est une facture électronique”
Faux.
Une facture PDF envoyée par email n’est pas une facture électronique au sens de la réforme.
Une facture électronique doit respecter trois critères :
- Etre émise dans un format structuré autorisé (Factur-X, UBL, CII),
- Transiter par une Plateforme Agréée,
- Comporter toutes les données prévues par la réglementation.
Le simple PDF joint à un courriel ne répond à aucune de ces exigences.
Idée reçue n°2 : “Dans la réforme, je peux envoyer ma facture électronique par courriel”
Vrai / Faux.
Vous pourrez continuer à échanger les factures B2C et B2B internationales par mail.
En revanche, les factures B2B domestiques (FR) ne seront plus transmises directement entre entreprises.
Elle devront obligatoirement transiter par une Plateforme Agréée certifiée par l’Etat.
L’envoie par email ne sera ainsi plus considéré comme valable pour les relations B2B domestiques.
Idée reçue n°3 : “Mon client est un particulier ou une association non assujettie à la TVA : je continue comme aujourd’hui”
Vrai… mais avec nuance.
Si vous facturez :
- un particulier, ou
- une association non assujettie à la TVA,
vous pouvez effectivement continuer à lui envoyer vos factures dans le format souhaité.
En revanche, vous devrez toujours les données de transaction à l’administration via une Plateforme Agréée (e-Reporting).
Idée reçue n°4 : “Je suis autoentrepreneur, la réforme n e me concerne pas”
Faux.
Tous les assujettis à la TVA, y compris les micro-entrepreneurs, sont concernés.
Cependant, si vous êtes exonéré de TVA (franchise en base), vous devez uniquement respecter l’obligation d’e-Reporting et non celle d’émettre des factures électroniques structurées.
Idée reçue n°5 : “Quel que soit mon volume de factures, je suis concerné”
Vrai.
La réforme repose sur le statut fiscal, pas sur le volume d’activité.
Que vous émettiez :
- 10 facture par an,
- ou 10 000 par mois,
vous êtes concerné si vous êtes assujetti à la TVA.
Idée n°6 : “Les données de paiement à transmettre correspondent aux moyens de paiement utilisés”
Faux.
Les données de paiement exigées par la réforme concernent :
- La date de paiement,
- Le montant réellement payé,
- Et les éventuelles régularisations.
Il ne s’agit pas d’indiquer si vous avez effectué le règlement par virement, carte ou chèque.
Idée reçue n°7 : “En tant que TPE ou PME, je serai concernée à partir du 1er septembre 2026”
Partiellement faux.
La réforme ne crée pas de date différenciée selon la taille. Tous les assujettis entreront dans la réforme à partir du 1er septembre 2026. Toutes les entreprises devront être en conformité pour la réception des factures dès septembre 2026.
Quant à l’émission, les TPE et PME, auront jusqu’au 1er septembre 2027 pour se conformer à la réforme.
Idée reçue n°8 : “Avec la facturation électronique, je n’ai plus d’obligation déclarative”
Faux.
L’un des objectifs de la réforme est la pré-déclaration de TVA. Pour cela, l’administration a besoin :
- Des données de facturation (via Factur-X, UBL, CII),
- Et des données de transactions hors facturation électronique (e-reporting).
Donc même avec la facturation électronique, l’entreprise reste soumise à des obligations de transmission.
Idée reçue n°9 : “Je dois choisir la même plateforme agréée que mon fournisseur ou mon client”
Faux.
La réforme repose sur un réseau interconnecté.
Chaque plateforme agréée pourra échanger automatiquement les factures. Vous êtes totalement libre de choisir la solution la plus adaptée à votre organisation et devez d’ailleurs faire ce choix de manière parfaitement éclairée et libre.
Idée reçue n°10 : “Je n’ai pas besoin de connaître la plateforme de mon client”
Vrai / Faux.
Pour que la facture arrive au bon endroit, votre Plateforme Agréée interrogera l’annuaire afin de donner au client l’accès à la bonne maille d’adressage.
Idée reçue 11 : “Je devrai me connecter tous les jours à la plateforme pour voir si j’ai reçu une facture”
Faux.
Les plateformes agréées proposent, en fonction de leurs services :
- Des alertes, notifications,
- Une intégration à vos systèmes ERP / Comptabilité,
- La gestion automatique.
Vous pouvez recevoir des informations sans jamais vous connecter manuellement.
Démêler le vrai du faux pour se préparer efficacement
La réforme de la facturation électronique transforme profondément les échanges B2B. En identifiant les idées reçues, les entreprises peuvent mieux anticiper leurs obligations et choisir la plateforme adaptée à leur situation.
Avec une solution comme Hubtimize e-Invoicing, vous bénéficiez :
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- D’une interconnexion native avec les Plateformes Agréées et l’administration,
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